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La commune en quelques mots

 

 

 

Il faut savoir qu’Arsac avait les pieds dans l’eau il a y 50 millions d’années. Si la nature  n’avait pas fait des siennes lorsque s’est formée la chaîne des Alpes, on serait peut-être aujourd’hui dans un village où l’activité touristique et la pêche y seraient très développées grâce à l’immense lac qui allait grosso modo du Pont de Moulines jusqu’à Saint Paulien. Mais un énième mouvement de l’écorce terrestre a fait évanouir ce paysage bucolique pour laisser la place à un relief un petit peu accidenté mais qui est quand même agréable.

Le fait d’avoir eut les pieds dans l’eau,  ne nous a pas beaucoup arrangé en terme géologique. En effet à cette époque là des sédiments se sont accumulés au fond du lac. Ce sont des sables argileux provenant de l’érosion du vieux socle sur lequel reposaient les eaux. Ce qui veut dire en d’autre terme qu’ici à Arsac on sait tous ce qu’est l’argile.

 

 

L’argile sur la commune

Il existe un vocabulaire spécifique pour chaque type d’argile. Les agriculteurs utilisent par exemple le terme de « terre forte » pour désigner une terre argileuse mais avec une certaine valeur agraire. On a aussi désigné des lieux en référence à l’argile comme par exemple les Terres Blanches à Lantriac.  Cette argile a été aussi un petit peu exploitée sur la commune et notamment à la Terrasse puisqu’il  existait un four à chaux. Aujourd’hui c’est le nom de la dernière maison qui est à la sortie de la Terrasse en montant au Monastier.

 

L’argile rouge quant à elle était utilisée pour refaire les foyers des fourneaux à bois. Les plus anciens allaient chercher il y a bien sur plus de trente ans, cette argile rouge dans un tout petit filon que l’on trouve juste en dessous du Cros de Brives. Au bas de cette langue d’argile rouge qui est riche en fer, s’écoule une eau ferrugineuse. Beaucoup d’entre nous connaissent la Fontaine salée qui est ni plus ni moins la résurgence de cette eau chargée en fer et qui a un goût salé et légèrement piquant.

 

 

L’habitat

En termes d’habitat, il faut savoir qu’à la Terrasse il y a des grottes qui ont abrité un important campement de Néandertaliens ou peut être plus des Homos sapiens (Homme de Cro-Magnon). En tout cas, du mobilier datant de l’âge de Bronze donc il y a 4000 ans, y a été découvert.  Albert Boudignon dans un de ses ouvrages que l’ont peut trouver à la bibliothèque du Puy écrivait qu’en 1850 il y a avait une centaine de grottes. Mais au fil du temps, l’érosion et surtout les éboulements ont fait qu’aujourd’hui il en reste une petite vingtaine. Dont une, dont on dit qu’elle traverse le plateau de la Champ pour ressortir à Rochaubert.

Bien entendu, inutile de dire que les grottes ont été le terrain de jeu de nombreux enfants.

 

 

Le Clauzel

Si je reprends le fil de l’histoire, et désolé de parler encore de la Terrasse, mais vous avez peut-être pu observer que sur de nombreuses cartes y est mentionné Le Clauzel. Autrefois et même toujours maintenant pour les gens qui sont natifs du village, il y avait le Clauzel qui est à l’entrée du village en montant au Monastier et la Terrasse. Le terme Clauzel désignait le lieu du Cimetière au moyen âge à l’époque de Charlemagne et des Oppidums.

Les oppidums correspondaient à un territoire qui a ensuite pris le nom de Viguerie en 877 avant de devenir des Baronneries divisées en Mandements.

 

De la paroisse à la commune

Avant la Révolution Française en 1789, il n’ y avait pas d’identité comparable à la commune. Le plus petit niveau administratif en France c’était la paroisse,   et il y en avait environ 60.000 pour seulement 25 millions d’habitants à l’époque. Les paroisses s’identifiaient autour d’une église et d’un groupe de maisons autour. Elles n’avaient pas les mêmes compétences que les communes aujourd’hui. Il y avait néanmoins un groupe de personnes qui gérait les bâtiments de la collectivité. Ils se réunissaient lorsqu’il y avait des décisions à prendre concernant l’ensemble de la collectivité. Le prêtre avait la charge de tenir les registres d’état civil.

C’est au lendemain du 14 juillet 1789 qu’est née la première commune celle de Paris. Il faudra attendre la fin de cette même année1789 pour que le Pays soit officiellement organisé en départements, en districts (qui deviendront plus tard les arrondissements) et en commune. Les communes se délimiteront en gros comme les paroisses. Une commune égale une paroisse.

 

C’est un élément important car on notera qu’un siècle et demi après, l’une des premières délibérations du nouveau conseil municipal d’Arsac a été d’acheter un bâtiment pour faire l’église. On ne concevait pas une commune sans son église.

Alors la commune a acheté une ancienne ferme, et ils ont transformé l’étable et la grange en église telle qu’elle est actuellement. La partie habitation était réservée au logement du curé jusqu’au départ de l’abbé Tournayre. Aujourd’hui c’est un logement locatif.

La cloche dont les factures de l’installateur sont aux archives, était un don des familles De Brives à Bouzols et De Sinety à Rohac. Elle porte un nom, elle s’appelle Henriette.

 

 

La naissance de la commune

La première Mairie avait été installée au deuxième étage de cette même habitation jouxtant l’église avant d’être transféré dans les locaux de l’ancienne école d’Arsac.

Pour en revenir à la création de la commune d’Arsac, il faut bien se dire que son autonomisation n’a pas été sans difficulté. La commune de Coubon- Arsac comptait 2200 habitants à cette époque. C’était la plus étendue et la plus peuplée du département.

Le souhait d’être autonome avait germé avant 1926 chez les gens d’Arsac Il faut dire que le village se situe sur une route très ancienne reliant le Puy au Monastier et au delà la vallée du Rhône en passant par Peyrard. Les états du Velay l’avaient fait mettre en chantier en 1761, et elle fut livrée en 1764. Le 8 juillet 1900 le Maire de Lantriac demandait l ‘élargissement du chemin reliant la commune de Coubon à celle de Lantriac. Arsac se trouvait ainsi à la croisée de différents chemins. Le commerce et l’artisanat y étaient florissants. C’est pour cette raison vraisemblablement que les habitants ont souhaité leur indépendance.

Quand il a fallu prendre la décision de la séparation en juin 1926, les avis étaient bien sûr partagés. Le projet a été adopté à une voix prés.

La principale difficulté fut bien sur la définition des limites entre les deux communes. Alors là je vais être un peu chauvin, en disant que nous à Arsac cela nous aurai bien convenu de suivre les limites naturelles que constituaient la Laussone, la Loire et le ruisseau de Maniore. On se gardait ainsi sur Arsac l’usine de la Darne qui était à l’époque une très importante usine de filature. Donc il y avait un enjeu économique de taille. Mais après sans doute beaucoup de débats houleux, les limites se sont définies autrement et l’usine est restée sur la commune de Coubon.

 

 

Arsac aujourd’hui

Alors Arsac aujourd’hui s’étend sur 1200 hectares avec 10 hameaux distincts, Faure, les Avits, les Boiroux, Bouzols, Rohac, la Terrasse, le Cluzel, le Villaret, Conche et une partie du Chambon. L’altitude varie de 750 à 850 mètres. On est à 7/8 kilomètres du Puy. Les communes voisines sont bien sûr Coubon, le Monastier, Lantriac et Saint Germain.

Nous sommes dans une transition entre la zone-montagne du Mézenc et le bassin du Puy. La commune est traversée par la rivière la Laussonne et le ruisseau de Maniore . Nous avons deux captages d’eau potable à Rohac et à la Terrasse. Aujourd’hui pour répondre aux besoins plus conséquents, le réseau est renforcé par un apport d’eau venant de l’Alambre.

Nous sommes une commune rurbaine où la population s’est accrue notamment entre 1990 et 2006 et elle a doublé en 30 ans. Il y a aujourd’hui  1100 habitants à Arsac.

Le prix du terrain à construire, la durée du déplacement vers le lieu de travail, sa position géographique qui permet d’aller aussi facilement au Puy par Brives que par Taulhac, la proximité de Saint Germain qui est un gros bassin d’emploi et tout simplement le paysage et l’environnement au caractère rural sont autant d’éléments favorisant le choix de nombreux jeunes ménages pour venir s’installer à Arsac.

Il y a un tissu associatif important avec plus de 27 associations en 2009. Nous n’avons pas d’activité industrielle mais une activité artisanale et commerciale assez représentative. Nous avons un multiple rural qui fait boulangerie et épicerie, un bar, un garage de mécanique générale et agricole et concessionnaire de matériels agricole, une entreprise de travaux public, un paysagiste et une grosse quinzaine d’artisans de différents métiers.

 L’activité agricole est importante même si depuis 1979 on est passé de 26 exploitations à une quinzaine aujourd’hui.  Toutefois 80 % de la commune est en surface agricole. On est dans la zone AOC de la lentille verte du Puy.

Il faut noter aussi qu’il y avait autrefois de nombreux petits vignobles dont on retrouve facilement les traces un peu partout sur la commune. On n’en tirait pas un vin haut de gamme mais plutôt une piquette qui ne dépassait pas les 8/9 degrés.

 

 

Le tourisme

Au niveau tourisme, la commune souhaite s’inscrire à terme dans le mouvement initié par le département et la communauté d’agglomération.  Deux sentiers pédestres balisés traversent la commune. Pendant la saison touristique, on voit souvent des groupes partir sur ces chemins avec les ânes bâtés de Marcel et Gaëlle Exbrayat en partance sur le chemin de Stevenson.

Il y a aussi Le château de Bouzols qui est une propriété privée. Il attire de nombreux photographes et touristes de passage. Aussi son propriétaire travaille sur un projet d’ouverture avec peut être à terme des visites organisées. Ce château est impressionnant : que cela soit la réserve d’eau taillée dans le rocher, ou le fait que chaque pierre de taille soit gravée des initiales du tailleur ou les tours qui sont vraiment majestueuses vues de l’intérieur ou encore la petite chapelle.

 

 

Conclusion

 

En conclusion, je dirai qu’Arsac est une start-up dans la catégorie commune. Elle connaît une évolution très rapide. Il s’agit donc d’anticiper et d’accompagner ces changements dans une démarche la plus cohérente possible. Comme on a pu le voir notre espace a été occupé par des hommes depuis très longtemps. Ils nous ont laissé un territoire avec beaucoup de potentiel. A notre charge de le préserver pour les générations à venir. A mon sens il faudra absolument trouver un consensus pour maintenir durablement l’activité agricole. Elle fait vivre de nombreuses familles. Elle contribue au charme de notre environnement et surtout elle permet de maintenir la culture traditionnelle.

Une urbanisation à outrance transformerait d’une manière irrémédiable notre espace. Nous devons donc nous orienter vers une économie du territoire. La notion de développement durable devra prendre toute sa signification. Il faudra articuler objectivement  l’environnement, le social et l’économie. Nous y arriverons d’autant plus facilement si tout un chacun a bien pris conscience que nous ne sommes que des emprunteurs de notre territoire et finalement sur une période infiniment minime par rapport à l’humanité.

Je terminerai par dire simplement que c’est de notre responsabilité collective que dépendra l’avenir.

 

 

Extrait du discours de Thierry MOURGUES, maire de la commune,

à l’occasion des 80 ans de la commune le 14 septembre 2008.

 

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