Le château de Bouzols  
 
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Le château de Bouzols occupe à la fois une situation très pittoresque et très forte. Construit sur le roc, il est placé à l’extrémité d’un promontoire inaccessible au nord et à l’ouest, relié au plateau au sud-est par une bande de terrain où l’on avait multiplié les obstacles pour en rendre l’approche difficile et l’attaque dangereuse. Situé dans la commune d’Arsac-en-Velay, il domine la vallée de la Loire dont il est certainement le château le plus ancien encore aujourd’hui habité.

 

Tel qu’il se présente à l’heure actuelle, il se compose de deux parties bien distinctes et d’âge différent : le château primitif ou donjon et les bâtiments d’habitation.

 

Le château primitif date du XI° siècle. En plan, il a la forme d’un trapèze, il est construit en blocs de basalte assemblés à joints assez épais. Les murs ont trois mètres d’épaisseur.

Dans le donjon actuellement en ruines, on remarque encore un four, une cave à provisions à l’angle nord ouest et, au sud une très curieuse citerne creusée dans le roc.

Une petite chapelle romane est située dans ce qu’on appelait « la basse - cour ». Cet édifice à nef unique voûtée en berceau plein cintre terminé par un chevet plat, semble remonter à la fin du XI° siècle.

        

Pour la partie d’habitation, il est à peu près certain que la première construction date du XIII° siècle. Plusieurs éléments architecturaux l’attestent : le premier et le plus déterminant est la présence de la tour d’angle nord ouest entièrement intacte. C’est la seule partie de l’édifice qui ait conservé son revêtement en pierres de taille, celles-ci sont assemblées en joints fins et quelques unes portent des marques de tacherons en forme de L ou de t renversés.  La plus ancienne mention connue de la seigneurie remonte au mois de mars 1046 lorsque l’évêque du Puy, Etienne De Mercoeur, inféoda la terre de Bouzols à son neveu Ithier.

On trouve ensuite parmi les possesseurs du château et de la baronnie les familles de saint Romain, Polignac, Poitiers, Beaufort Turenne, Armagnac, la Tour d’Auvergne et Montagu Bouzols.

        

La forteresse connut certainement une période faste à l’époque de la famille de Beaufort entre 1347  et 1427. Antoinette de Beaufort, femme de Jean Le Meingre dit Boucicaut, Marechal de France mort en captivité en Angleterre, y vécut au début du XIV° siècle. Sa qualité de nièce du Pape Clément VI, ancien abbé de la Chaise-Dieu lui permit sans doute de faire procéder à d’importants travaux de restauration et notamment d’aménager une petite chapelle intérieure.

Au cours de cette période, la forteresse eut à subir en 1400 un siècle mémorable de la part de Pons de Langeac, Chambellan du Duc de Berry qui s’opposait à la famille de Beaufort au sujet de certains héritages légués à cette maison par la reine Jeanne épouse de Charles V.

Durant la seconde moitié du XVI° siècle, il fut le théâtre de nombreux et vigoureux affrontements entre protestants et catholiques puis entre royalistes et ligueurs. Sa position lui conférait en effet une grande importance stratégique dans la défense de la cité ponote toute acquise à la  ligue. Ainsi le baron de Lestrange gouverneur du Puy l’occupait-il avec ses troupes entre 1585 et 1598.

        

Peu à peu négligé puis abandonné au cours du XVIII° siècle par ses possesseurs qui vivaient à la cour, il fut vendu comme bien national le 21 primaire an V, mais les acheteurs se désistèrent en faveur d’Anne Paule Dominique de Noailles, épouse Montagu ( cette dernière était la sœur de Madame De Lafayette ).

En 1808, il fut acquis à l’état de ruine par la famille Beaud de Brive installée dans la région depuis de nombreuses générations.

Restauré entre 1880 e 1900 par Albert de Brive dans le respect de ses formes et matériaux d’origine ( pierres volcaniques de la commune ), Bouzols apparaît aujourd’hui comme l’un des derniers survivants d’une architecture militaire de premier ordre qui savait utiliser complètement les ressources du sols et concevoir une forteresse défensive en fonction du terrain et surtout d’un point stratégique absolument supérieur.

 

Propriété privée, conservée et entretenue par ses occupants dans le souci du maintien et de la protection d’un patrimoine historique inestimable, Bouzols vit aujourd’hui en étroite harmonie avec une communauté villageoise dynamique et fière de son trésor.

                                                                          

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